Après Boulevard Voltaire, Aude Lancelin attaque Amazon… et la parole libre

Amazon aurait parait-il un problème d’image …

C’est Aude Lancelin qui le dit, alors… comme elle fait partie des bobos bien-pensants qui lors de la « grande distribution » ont reçu la pensée universelle, de ceux qui savent tout sur tout (et sur tous) et se croient à ce titre autorisés à mépriser tout ce qui ne gravite pas autour de leur nombril, et qui ont l’aplomb de ne pas penser comme eux… comment oser mettre en doute ses assertions ?

Aude-AncelinDans un article aussi insipide qu’hypocrite du magazine « Marianne » où la donzelle sévit, elle s’en prend au géant de la vente en ligne Amazon, au prétexte avancé, que celui-ci fait de l’ombre aux petites librairies… Effectivement si on ne creuse pas, on peut très bien s’arrêter à cette affirmation, et redouter avec elle, la disparition à terme de ces magasins qui ne laissent jamais indifférents les amoureux de la lecture, assoiffés de culture ou de distraction.

Marianne : Amazon à l’heure du-boycott

Pourtant, une question me taraude : ne serait-ce pas plutôt Aude Lancelin qui aurait un sérieux problème de vue (normal, avec ses œillères, ça gène et déforme la vision) ou de foie (en crise aiguë à cause de sa jalousie évidente du succès d’Amazon) ? Derrière les reproches énoncés, n’y aurait-il pas une autre raison qu’elle se garde bien d’avouer … comme par exemple l’inacceptable  liberté d’expression  régnant sur Internet qu’elle et ses amis rêvent  ni plus ni moins d’éradiquer ?

En tous cas, la mauvaise foi caractérisée (et hystérique) des bobos abrutis de suffisance est évidente ; ainsi elle clame que « l’an dernier Amazon « flambait » au Salon du Livre avec sa liseuse Kindle », et tout de suite elle laisse entendre que si cette année le géant y est absent, ce serait pour se faire discret… en raison de « la résistance à ses pratiques capitalistes agressives qui s’organise à travers l’Europe entière »Elle n’y va pas avec le dos de la cuillère !

Personnellement je ne vois pas en quoi serait agressive, une librairie en ligne qui vend ses livres au même prix qu’ailleurs, expédie rapidement ses commandes, et ne se sucre pas avec des frais de port sans commune mesure avec les tarifs postaux  ?

Je ne vois pas pourquoi je devrais me sentir agressée par le fait d’avoir sur le site, un espace où je peux retrouver la liste de mes préférences, les articles consultés récemment, des propositions de livres traitant de sujets avoisinants, et cerise sur le gâteau, l’opportunité de donner mon avis sur les ouvrages que j’ai lus et que j’ai envie de défendre, ou de déconseiller selon de cas…

En revanche il me semble bien plus transparent, que c’est plutôt son ineptie à elle, qui est agressive… dès lors que quelqu’un s’avise d’avoir du succès sans en avoir obtenu l’autorisation de la bien-pensance !

Et c’est là où, à mon humble avis, il faut détecter (au radar patriotique) ce qui se cache certainement derrière ce beau discours, qui entre parenthèse ne vise ni la Fnac, ni Virgin, autres monstres qui concurrencent les petits magasins de quartiers depuis bien plus longtemps qu’ Amazon, sans paraître gêner le moins du monde la demoiselle…

Certes je peux me tromper (n’ayant pas la prétention, comme certaines, d’avoir la science infuse) mais je suspecte que la véritable raison de la hargne de cette journaleuse pourrait plutôt être, entre autres,  l’immense et dérangeant succès  du livre de René Marchand : « RECONQUISTA ou la mort de l’Europe » (vendu chez Amazon,  aussi bien que dans de « vraies » librairies, en « vitrines et en rayons »).

Cet ouvrage cumule en effet, le toupet d’être diffusé par un éditeur extérieur au cénacle (sans doute étiqueté par elle, extrême droite, facho, nauséabond… puisque n’ayant pas été adoubé par elle-même et les siens), et celui d’obtenir un succès phénoménal, basé uniquement sur le bouches à oreilles, puisque n’ayant fait l’objet d’aucun  article émanant d’un journaliste intègre (je sais l’espèce est en voie de disparition), ni d’une seule invitation sur un plateau télé. Avouez que c’est rageant pour des gens qui prétendent mener les choses à leur unique convenance.

Et si dans son article, la vilaine jalouse brandit le logo de l’association « Paris librairies » représentant d’un côté « une frise de l’évolution inversée : un homme régressant vers le singe, de l’autre un homme lui tournant résolument le dos, un livre à la main ». Le message est clair.

Je lui en propose un autre, tout aussi parlant, comme thème de méditation, pour elle et ses amis de la bienpensance, bien plus dangereux à mon sens, que le succès du géant de la vente en ligne qui agace tant la ci-devant Aude Lancelin :

EVOLUTION ET ISLAM

Quelques précisions pour ceux qui ne connaîtraient pas cet admirable  esprit ouvert et conciliant …

En juin 2011, paraissait sur le blog des Editions Agone, signée de Jacques Bouveresse, une lettre ouverte au Nouvel Obs,  (où la drôlesse écrivait alors), la remettant vertement à sa place, à propos d’un article injurieux envers Claudine Tiercelin, nouvellement nommée à l’époque au Collège de France… endroit prestigieux où Aude la prétentieuse ne risque pourtant jamais de se retrouver !

http://blog.agone.org/post/2011/06/27/Poussee-de-nationalisme-philosophique-a-la-rue-d-Ulm

Marcus Graven et Bernard Bayle l’avaient également démystifiée en février dernier, dans deux  articles de Riposte Laïque, qui ne mâchaient pas leurs mots… preuves que si quelqu’un a un sérieux problème d’image… il ne me semble pas que ce soit Amazon, mais bien plutôt notre vaniteuse donzelle, donneuse de leçons frelatées.

http://ripostelaique.com/aude-lancelin-sinistre-caricature-du-marianne-de-szafran-domenach.html 

http://ripostelaique.com/boulevard-voltaire-cest-lesprit-de-marianne-avant-la-normalisation-szafran-domenach.html

Beaucoup plus prompte à décocher ses flèches empoisonnées contre qui ne rentre pas dans son style de pensée, qu’à raisonner intelligemment et sans parti pris, mademoiselle Lancelin a bien sa place maintenant dans « l’ersatz de Marianne », n’ayant plus rien à voir avec l’esprit de son fondateur, puisque défendant  ce que Jean-François Kahn combattait alors : la  dictature du politiquement correct qui sévit gravement de nos jours dans le milieu prétendument   journaliste.

C’est ainsi que dans son article contre Amazon, elle n’hésite pas, pour servir son propos, à faire l’impasse  sur le fait que même les petites librairies ont besoin d’un distributeur pour obtenir des livres, ce qui n’est certainement pas anodin ;  que ces mêmes librairies ne font pas toujours preuve de largesse d’esprit, mais bien au contraire pratiquent le politiquement correct, qui lui est cher… Et fielleusement elle s’arrange pour pointer du doigt la société de vigiles (au crâne rasé précise-t-elle) à laquelle Amazon fait appel en Allemagne, et dont seul le nom l’intéresse : « Hess Security… le même nom que Rudolf Hess ! La boucle est bouclée !

Belle démonstration de malhonnêteté intellectuelle !

Josiane Filio

Ce contenu a été publié dans MEDIAS. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.