Procès Boucault : pourquoi je fais appel du jugement rendu !

LE POLITIQUEMENT CORRECT

Ce procès ridicule  a déjà fait couler beaucoup d’encre dans les colonnes de Riposte Laïque, et la dernière chose que je souhaiterai serait de lasser le lecteur ; pourtant, de même que Richard Roudier (co-accusé) s’est exprimé sur le jugement, j’aimerai y revenir pour apporter quelques précisions.

Tout d’abord il me faut indiquer  que j’ai décidé d’écrire cet article parce que  profondément révoltée par les refus réitérés de M. le préfet de Paris à plusieurs demandes de manifestations faites dans les règles,  par Riposte Laïque, Résistance Républicaine, le Réseau Identité…  ou d’autres entités patriotiques, sous le prétexte  que cela risquerait d’entraîner des troubles à l’ordre public, et qu’il n’ y aurait pas suffisamment de force de police pour nous encadrer … 

Ce qui s’est révélé totalement faux puisque,  le 14 septembre sur le lieu présumé de départ de la manif refusée, quelques curieux  ont pu constater  qu’un nombre conséquent de policiers se trouvait en faction. Ce qui ressemblait à s’y méprendre à une véritable souricière qui aurait permis sans aucun doute, si nous avions passé outre, bien des arrestations et des gardes à vues, selon le scénario bien rodé maintenant,  réservé  à tous les citoyens s’opposant aux diktats du pouvoir.

Cela a été pour moi la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, puisque après les gazages d’enfants et personnes âgées lors des manifs pour tous, la mauvaise anticipation des exactions commises au Trocadéro,  ce deux poids / deux mesures manifestes, appliqué aux différents citoyens, était  scandaleux ;  j’ai donc écrit un article à charge contre le préfet Boucault.

Ce dernier, au lieu de le démolir  en réfutant mes critiques avec des arguments sérieux et vérifiables, et en répondant simplement à la question que je posais,  s’est senti insulté et injurié et puisque je faisait ainsi  » atteinte à son honneur » il a décidé de me traîner devant les tribunaux.

Je n’ai malheureusement pas pu exprimer ce 9 avril tout ce que je souhaitais, puisque madame la Présidente m’a très vite sèchement rappelée à l’ordre,  en me signifiant que je ne devais pas utiliser le tribunal comme tribune politique. Novice dans ce genre de joute oratoire je ne lui ai pas tenu tête et confuse, me suis contentée d’abréger mes explications, laissant à Nicolas Gardères  le soin de développer… ce qui heureusement fut fait avec fougue et talent dans une très brillante plaidoirie,  renforçant encore l’embarras perceptible des juges et de l’avocat général, qui auraient bien aimé ne pas devoir rendre un jugement sur une accusation aussi ridicule que scandaleuse.

Car enfin, de deux choses l’une, soit je suis réellement coupable d’injure grave et d’insulte envers une personnalité politique, et dans ce cas la plus extrême sévérité est requise. Soit il n’en est rien et je dois donc être relaxée, purement et simplement, comme l’a réclamé Maître Gardères.

Au lieu de cela, la condamnation de 200 € d’amende avec sursis, qui dans un premier temps nous a paru réjouissante parce que minime, n’est finalement qu’ une côte mal taillée, preuve  du dilemme des juges.

Puis il nous est apparu que malgré la modicité de la somme demandée, assujettie du sursis, ce verdict était finalement un véritable piège puisque le terme de « condamnation », absolument inacceptable, ferait jurisprudence, indiquant clairement si nous l’acceptions, que le gouvernement sans honneur qui est le nôtre, pourrait continuer ses intolérables atteintes à la liberté de parole.

Parce qu’il ne faut pas se leurrer, derrière les  professionnels chargés de rendre la justice sur ce cas, se profilait un peu trop clairement le pouvoir actuellement en place, qui ne cesse de donner des preuves de son refus des critiques,  pourtant grandement méritées, expliquant la gêne des magistrats et du jugement extrêmement curieux qu’ils ont finalement rendu. 

D’un commun accord, et avec l’approbation de notre si compétent avocat Nicolas Gardères, Richard Roudier et moi avons donc décidé de faire appel de nos deux condamnations.

Monsieur Boucault va peut-être finir par se mordre les doigts jusqu’au coude, en regrettant amèrement d’avoir voulu à ce point se comporter en courtisan plutôt qu’en véritable Préfet  s’occupant à faire régner l’ordre et la justice de manière intègre, tâche difficile mais certainement plus courageuse  que de poursuivre deux gaulois retraités qui n’ont jamais ni volé, ni saccagé, ni blessé et encore moins tué qui que ce soit.

En attendant le deuxième round de cette affaire, je remercie chaleureusement les nombreux lecteurs et lectrices de Riposte Laïque qui m’ont prodigué encouragements, messages sympathiques et propositions d’aides matérielles, ces dernières semaines, et tout particulièrement ceux qui se sont dérangés à Carcassonne ce 9 avril.

Le message d’un ami Facebook (virtuel pour l’instant car nous ne nous sommes jamais  rencontrés) mais qui se reconnaîtra, m’a touchée particulièrement en m’affirmant que « Tant qu’il y aura des patriotes comme vous, il n’y aura pas de place pour le désespoir ». C’est dans ces  messages aussi gratifiants et encourageants que je puise la force et le courage nécessaire pour continuer le combat, sous la bienveillante protection de Riposte Laïque qui, n’en doutons pas est la véritable cible visée par le pouvoir.

Et si Paris vaut bien une messe … la France vaut bien un « appel » !

Josiane   Filio         PATRIOTE SOURIANT

    

vive la france

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