Des enfants harcelés jusqu’à la mort dès l’école primaire

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D’une manière générale, je me sens toujours concernée par le sort des opprimés, ceux qui, parce qu’ils sont faibles, les enfants, les personnes âgées, les animaux, peuvent endurer les pires sévices si par malheur leur chemin vient à croiser un sadique, un pervers, en un mot un monstre.

Parmi ces victimes, ce sont les enfants maltraités, martyrisés, torturés, qui me bouleversent plus particulièrement et gâchent tous mes plaisirs, d’autant plus que l’époque permissive actuelle (merci Taubira !) permet à tous les tortionnaires de s’en donner à cœur joie, assurés qu’ils seront forcément absous par le système actuel réservant toute sa compassion et son empathie aux bourreaux, et un total mépris aux victimes, allant parfois même jusqu’à les accuser d’avoir presque « mérité » leur sort.

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le dégoût que m’inspirent les dégénérés pédophiles qui, tel un Cohn-Bendit, un Lang, un Mitterrand, osent avouer sans honte ni remord, les sales vices que sont leurs « penchants » pour les très jeunes enfants.

http://innocenceendanger.org/

Les sévices en tous genres, infligés à des petits par leurs propres géniteurs, quand ils me sont connus, pourraient me transformer sur l’heure en une tueuse sans merci pour ces monstres qui ne méritent pas de vivre.

Lorsqu’un animal est porteur de la rage, toute la société est d’accord pour éradiquer définitivement le problème en le piquant. Mais lorsqu’un humain se conduit comme un véritable enragé, alors il faut supporter les simagrées du camps des pleureurs professionnels, nous bassinant avec leurs « enfance malheureuse », « environnement inadapté », « chômage », « ennui » … expliquant tout, excusant tout, d’après eux.

Désolée, mais lorsque je lis certaines atrocités subies par des enfants, parfois sur de longues périodes, il me vient des idées de meurtres et dans ces moments je ne verrai aucun inconvénient à renouer avec la peine de mort pour ces persécuteurs, équivalente à la piqûre réservée aux animaux.

Mais dans la longue série des tourmenteurs d’enfants, il est une catégorie qui donne à réfléchir sur l’état de déliquescence où en est rendue notre société, soi-disant civilisée ; les enfants torturant d’autres enfants.

Ce matin dans mon courrier, j’ai trouvé un appel à l’aide d’une association nommée « SOS Education » pour une nouvelle opération appelée « Zéro harcèlement à l’école ».

Parce que figurez-vous qu’il n’y a pas que les racailles des cités qui attendent les enfants aux sorties d’écoles pour les soulager de leurs portables, blousons, chaussures de marque … il y a aussi malheureusement de vrai sadiques en herbe, aux pulsions irrépressibles de mal, qui décident de s’en prendre à celui ou celle qui est différent : couleur de peau, couleur de cheveux, trop bon élève, boiteux, laid, bégayant … tout est bon pour le désigner comme victime et lui mener une vie d’enfer.

Dans l’étude de victimisation de l’Unicef parue en 2011, il est question « qu’au moins 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement, dès l’école primaire » !

http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/wp- content/uploads/2011/12/ unicef_ france_violences_scolaires_mars_2011.pdf

La petite Noélanie, est morte à l’âge de 8 ans, victime de harcèlement à l’école et en dehors. Son tortionnaire, non content de la harceler moralement en lui promettant de la tuer, (imaginez l’effet sur le psychisme d’un enfant de cet âge) l’étrangle à plusieurs reprises … jusqu’à celle qui lui sera fatale :

« Le vendredi 16 novembre 2007, à la sortie de l’école, Noélanie est lente, comme assommée, elle a les yeux rouges, sa tête et son cou sont douloureux. Elle a une nouvelle fois été étranglée. Le lendemain elle est prise de convulsions. On croit à une crise d’épilepsie. En fait, l’étranglement de la veille a provoqué une anoxie cérébrale. Malgré les soins, son état empire d’heure en heure. Dimanche 18 novembre, elle est en état de mort clinique. Elle décédera le 20 novembre, date de la journée des droits de l’enfant ! »

Pauline 12 ans, a préféré se suicider avec le fusil de chasse de son père, pour mettre fin à ses souffrances :

« Quand j’ai rappelé à Pauline qu’il y avait école le lendemain, son visage a immédiatement changé … » – C’était la fin des vacances de Noël. Son père était loin de se douter à quel point l’épreuve était insurmontable pour elle. Un peu avant minuit, elle se donnait la mort dans le salon, avec un fusil de chasse. Elle était victime de harcèlement par d’autres élèves.

Sa maman raconte une partie de son calvaire : « on l’a traînée à terre, on l’a traitée de face de rat et de garçon manqué. Elle avait si peur de prendre le bus qu’elle préférait rentrer à pieds, alors que nous habitons à plusieurs kilomètres de l’école ».

L’établissement avait assuré aux parents avoir traité le problème. Mais le calvaire avait continué, dans le silence. Pauline avait fini par dire aux adultes que tout allait bien.

Marion 13 ans, harcelée au collège pendant plusieurs mois, suicidée.

« Un matin Marion s’est pendue à un porte-manteau de sa chambre avec un foulard. Elle n’a plus supporté. »

[youtube]hF7RwaovtC0#t=91[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=hF7RwaovtC0#t=91

« Le suicide de Marion est la conséquence non seulement d’un harcèlement d’une violence insupportable, mais aussi de la résignation ou de l’acceptation complice de membres du personnel scolaire qui semblent n’avoir pas pris leurs responsabilités. »

L’aveuglement, le raisonnement obtus de certains adultes (parents, enseignants, politiques…), prétendant que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » rejaillit infailliblement sur certains enfants prédisposés à la méchanceté, qui comprennent ainsi que quoi qu’ils fassent, ils seront toujours pardonnés par ces « grands » totalement à côté de la plaque.

Nous sommes nombreux à nous être émus il y a quelques mois, à la vue d’un jeune homme torturant un chat et s’en étant vanté sur les réseaux sociaux. Les juges l’ont condamné à un an de prison ferme.

Ne pouvons-nous pas être autant concernés et réactifs, pour tous ces enfants qui souffrent en silence, vivant un véritable enfer quotidien, parfois à quelques pas de nous ?

SOS Education, qui mène un dur combat contre le délitement de l’enseignement, a choisi de nous interpeller également sur ce sujet ; sachons leur en être reconnaissants en les aidant dans cette difficile tâche, en adhérant ou en les aidant de quelques manières que ce soient.

Pour commencer j’ai décidé de vous les recommander en leur donnant une petite place dans les colonnes de Riposte Laïque.

SOS Education – 120 bd Raspail – 7500 – Paris

Tél. 01 45 81 22 67 – contact@soseducation.org – www.soseducation.org

Parents, grand-parents, amis, voisins, nous devons tous être vigilants, ouvrir les yeux sur ce qui se passe autour de nous, et si nous sommes témoins de scènes violentes, étranges, dérangeantes … ne pas hésiter à témoigner lorsque l’occasion nous est donnée.

La violence est partout, ne la laissons pas gagner contre nos enfants, combattons-là avec une arme redoutable : l’amour, inconditionnel, pour tous les enfants martyrs qui n’ont pas mérité ce qu’ils subissent, quelle que soit la manière dont ils le subissent.

Josiane Filio

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20130424.OBS6919/t-es-moche-t-es-grosse-des-ados-harceles-a-en-mourir.html

http://www.la-croix.com/Famille/Education/Harcelement-a-l-ecole-l-attitude-des-personnels-en-question-2013-11-26-1066624

 

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