« Faut pas charia ! » péripéties politiques décryptées par un écrivain facétieux.

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« Tout homme a le droit d’exprimer son opinion pourvu qu’elle ne soit pas en contradiction avec la charia. » (Article 22 de la déclaration des droits de l’homme en islam adoptée au Caire en 1990).

Si quelqu’un m’avait dit un jour que l’immonde loi nommée « charia », véritable pierre angulaire de la prétendue « Religion d’Amour, Tolérance, et Paix » (R.A.T.P. pour les initiés), selon les préceptes non moins immondes du livre maudit nommé « coran » … me ferait rigoler comme une baleine, j’aurais vraisemblablement gratifié l’impudent(e) soit d’un coup de genou rageur dans les « choses de la vie » ou bien un aller-retour de la main droite, le tout accompagné d’un vigoureux haussement d’épaules et d’un rogue « attention, là il y a offense » !

Et pourtant … il me faut sur l’heure vous conter cette impayable histoire, c’est à dire tout bonnement, partager avec vous l’ouvrage que l’auteur, ajoutant la générosité à son talent m’a gentiment fait parvenir par l’intermédiaire de Riposte Laïque.

Dès le départ, tout avait commencé sous les meilleurs auspices, puisque croyant à une plaisanterie de la part de Marc notre « Responsable marketing » (je plaisante) qui, entre autres tâches, bénévoles mais indispensables à la quiétude du site, a la grande responsabilité de procéder aux envois postaux des livres commandés directement sur le site… lorsqu’il me réclame mon adresse postale afin de me faire parvenir un livre que l’auteur me destine personnellement.

Accompagnant son mail, j’apprécie à sa juste valeur la photo de la couverture, mêlant astucieusement les chutes de pierres de nos panneaux routiers, aux projections meurtrières des lapidations … et persuadée que Marc a déjà mon adresse, je pense aussitôt à une blague et le gratifie donc uniquement d’une réponse laconique (assortie d’un émoticon moqueur) où je lui recommande de ne pas m’envoyer les pierres qui grèveraient le coût de l’envoi postal … et je retourne à mes occupations habituelles.

Finalement, Marc ayant trouvé tout seul l’adresse du délit, je reçois ébahie, quelques semaines plus tard, l’ouvrage en question, pour lequel je m’empresse de transmettre à l’auteur et à Marc, mes remerciements pour l’ouvrage en les priant de bien vouloir excuser ma légèreté et mon retard à répondre.

J’avise également l’auteur que j’ai déjà 3 livres en attente avant de pouvoir me pencher sur le sien, ce qui je le regrette risque de tarder, tant j’ai de moins en moins de temps pour m’adonner à la lecture réelle (livre en mains), supplantée par la lecture virtuelle (sites, blogs, réseaux sociaux). Malgré tout je jette un œil sur les premières et dernières lignes, ainsi que sur la quatrième de couverture proposant la « Chariade » que je vous retranscris en guise d’amuse bouche :

Mon premier, consultant en événementiel, a une obsession : bouter les mahométans hors de France.

Mon second, député-maire en délicatesse avec la justice, a une obsession : conserver tous ses mandats.

Mon troisième, chantre de la charia, a une obsession : devenir premier calife de France.

Mon tout est une bombe à retardement dont le désamorçage sera l’obsession d’un commissaire de police un peu spécial, démineur patenté.

La suite à l’intérieur …

Vous comprendrez-donc aisément que quelques jours plus tard seulement, n’y tenant plus, j’ai permuté l’ordre de lecture et commencé à dévorer l’ouvrage en question … petit chef d’œuvre d’humour et de peinture au vitriol, du milieu « politico-mercanto-magouillo », que je vous recommande chaudement, surtout si vous aimez vous moquer.

Toutes ressemblances avec des personnages ou des événements, existant ou ayant existés, sont … totalement voulues par l’auteur, même si hélas, certaines restent uniquement du domaine de la fiction … pour l’instant !

Mêlant adroitement fiction et réalité dans un imbroglio de faits et de personnages qui, le moins qu’on puisse dire sont « hauts en couleurs » (c’est une image, n’allez pas me dénoncer à Tata Taubira), vous commencerez par vous régaler des noms réels ou à peine maquillés des protagonistes, comparables au niveau drôlerie, à ceux employés par Christine Tasin et Pierre Cassen dans leur ouvrage « La faute du bobo Jocelyn », ou encore « Opération pédalo » de Paul Le Poulpe.

Puis appréciant au passage la clarté du style, et la richesse du vocabulaire, vous vous laisserez entraîner jusqu’à la dernière ligne de ce thriller politico-rigolo, dont vous ne voudrez pas perdre une miette.

En ce qui me concerne « je m’en suis payé une bonne tranche » comme on dit chez les « beaufs » (individus méprisés  notamment par les V.I.P. du show-biz, pourtant eux-mêmes si méprisables), et qu’ à cause de ma fâcheuse manie de pleurer de rire, cette histoire a encore grevé mon budget kleenex, mais le bien-être qui suit invariablement une crise de fou-rire-larmoyant est tellement énorme qu’il ne me viendrait pas à l’idée d’en garder rancune au responsable … bien au contraire.

Je vous invite donc à vous procurer rapidement cet ouvrage qui aurait du mal à décevoir les patriotes que vous êtes, et qui en cette période d’étrennes sera une géniale idée de cadeau pour vos proches. Alors vite, dépêchez-vous, il n’y en aura peut-être pas pour tout le monde et vous seriez alors obligés de patienter jusqu’à la prochaine édition … ce serait ballot !

Et puis, ce n’est pas parce que la charia m’a fait rire (une fois n’est pas coutume) que ses pratiquants doivent se croire du coup, dûment autorisés à accélérer leurs complots visant à implanter en France cette odieuse loi … ce n’est pas non plus parce que nos vrais politiciens, au moins aussi corrompus que ceux du roman, passent leur temps à leur lécher les babouches et accéder à tous leurs désirs, mêmes les plus scandaleux, qu’il faut qu’ils se figurent que l’affaire est dans le sac… le chaos qui règne à la fin de l’ouvrage pourrait bien ne plus être une fiction  s’ils persistaient à lancer le bouchon de plus en plus loin,  parce que franchement, maintenant  :  FAUT PAS CHARIA !

Josiane Filio

Chaleureux et sincères remerciements à Oscar Iks, accompagnant mes non moins sincères félicitations pour ce brillant pamphlet, que  je suis honorée d’avoir eu le privilège de  commenter.

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