Permettez-moi de me faire l’avocat du diable, pour défendre… « mon » avocat !

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La chance m’a été donnée d’assister dimanche aux Assises pour la Liberté d’Expression à Rungis, où j’ai eu le plaisir toujours renouvelé, de retrouver celle dont je suis une fan inconditionnelle depuis ma découverte de Riposte Laïque, Caroline n°1 (Alamachère) accompagnée de sa Maman et de son Oncle, fidèles inconditionnels, la joie de revoir Caroline n°2 (Artus) trop rare puisque domiciliée à La Réunion, ainsi que les talentueux rédacteurs Maurice Vidal, Bernard Dick, Robert Albarède, Maxime Lépante, Salem Benammar … dont les écrits me comblent à chaque parution.

Tout a été dit, ou presque, sur le bonheur des participants à ces Assises, tant pour l’excellence de l’organisation, le dévouement sans faille des organisateurs, leur talent de meneurs de jeu à la tribune, et celui des intervenants subjuguant tour à tour une salle ravie, ainsi que le bonheur de pouvoir échanger (même si le temps a manqué pour poursuivre) avec ceux qui nous soutiennent en étant fidèles au rendez-vous chaque matin, et nous font l’amitié de gentils commentaires.

J’ai lu avec gourmandise ceux qui ont suivi depuis l’édition de lundi, mais je voudrais, si vous m’accordez quelques instants de lecture, revenir sur deux points.

Pour commencer, le temps a fini par nous manquer, en raison des magistrales démonstrations des intervenants (finalement heureusement que certains avaient dû déclarer forfait), et le premier lésé en a été Pierre Cassen, à qui je souhaitais rendre l’hommage qu’il méritait, par quelques petites phrases me venant spontanément en tête, qui n’auraient certes pas égalé le superbe hommage de Maurice Vidal à Christine Tasin, mais que je pensais légitimes.

Pierre et Christine savent déjà en quelle haute estime je les tiens et à quel point je suis fière d’être leur amie ; j’ai cessé de leur redire afin de ne pas être suspectée de flagornerie, mais dimanche était l’occasion de vous associer au grand « merci pour tout » que nous leur devons, et faute de temps, pour Pierre … ce sera pour la prochaine fois !

Ensuite, il m’est devenu impossible de ne pas réagir, même modérément, face au déferlement de colère suscité par l’intervention de celui qui, par son goût de la provocation, a finalement poussé le bouchon trop loin, et est devenu pour tous le « vilain petit canard » !

Permettez-moi alors, de me faire un tant soit peu l’avocat du diable, pour venir à la rescousse de celui qui m’a défendue à deux reprises avec brio, contre l’arrogant (bien qu’incompétent) préfet de Paris qui, à travers ma modeste personne, visait réellement au portefeuille l’empêcheur de tourner en rond, Riposte Laïque.

Si Nicolas Gardères était réellement le teigneux, haineux, menteur … que son discours a pu laisser paraître, je n’aurais pas eu envie de réagir, mais il se trouve qu’après seulement quelques rencontres, je ne le crois pas du tout ainsi.

A mon sens, Nicolas, victime sans doute de son encore jeune âge et de ses belles illusions sur la sincérité de certaines étiquettes politiques, s’est tout bonnement comporté en gamin insupportable, tels ceux qui savent s’employer à nous énerver en dépassant les limites … jusqu’à recevoir une bonne gifle ou une bonne fessée afin de leur remettre les idées en place.

Il est fort dommage que Nicolas se soit montré uniquement dans son rôle de trublion, alors qu’il aurait pu profiter du fait qu’il était seul « contradicteur » pour mettre son réel talent au service de ses idées, et alors pour une fois nous aurions pu peut-être avoir un passionnant échange avec d’autres intervenants … échanges dont nous sommes privés par la bobosphère, invitant toujours les mêmes insipides participants aux habituels simulacres de débats télévisés.

Nicolas a donc largement mérité la « fessée » orale de Christine, le « sermon » de Pierre, et vos réactions indignées … Pourtant si de devais lui en vouloir ce serait uniquement parce qu’il a bêtement desservi son intelligence, son talent et sa vraie gentillesse, et j’aimerais vous demander une faveur : maintenant que vous l’avez bien calotté, essayez de ne garder en tête que son courage (il est resté jusqu’à la fin ; bien des pleutres de son « camp » se seraient enfuis à toutes jambes dès la fin de l’intervention), et accordez-lui votre pardon ; il vous suffirait d’ailleurs de le voir, ne serait-ce qu’une fois, affronter les tenants de la justice taubiresque pour nous défendre, vous comprendriez alors qu’on ne peut le bouder éternellement.

Josiane Filio

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