Acte VIII : ma journée avec les Gilets jaunes de Carcassonne

Quelques heures auprès d’eux et c’est chaleur assurée, venant du cœur autant que des braseros

Pendant que cela chauffait sérieusement aux quatre coins de la France en colère, et que le dédaigneux Benjamin Griveaux devait rapidement subir une humiliante exfiltration de son ministère… dont les traces sur le sol sont peut-être encore visible ce matin (j’en ai encore mal aux côtes de rire), mes amis et moi devisions paisiblement au quartier général des Gilets jaunes de « Carcassonne en colère » dont j’ai déjà témoigné ici du sérieux de leur organisation et de la chaleur humaine qui se dégage de ce groupe aussi organisé que responsable dans ses décisions.

Mais ne vous fiez pas aux apparences, derrière les sourires et les paroles de bienvenue qui nous accueillent à chacune de nos venues, apportant timidement notre soutien de quelques heures aux courageux qui se relaient, jours et nuits, pour que vive ce « camp retranché », la détermination est visible et sans faille.

Déco intérieure, sobre mais percutante…

Chaque fois nous retrouvons des têtes désormais connues, mais aussi de nouvelles encore jamais vues, prouvant que le groupe va bien au-delà des quelques « veilleurs du jour » au « Poste de Garde », pendant que d’autres se livrent à des « opérations » de distributions de tracts, pétition à faire signer, renfort à Narbonne ou à Toulouse…

Parfois j’en compte une vingtaine, une trentaine… hier une quarantaine. Ça arrive, ça repart, toujours dans la joie et la bonne humeur ; et ce malgré le froid, activement combattu grâce à des braseros jamais en panne de bois, via de réguliers généreux approvisionnements. Je dois même parfois quitter momentanément ma place tant la chaleur est intense, profitant de l’occasion pour photographier deux de mes amis toujours partant pour aller encourager ces braves parmi les braves.

Depuis notre première visite début décembre au péage de Trèbes, le camps n’a cessé de s’améliorer. Surtout après avoir été discrètement avertis (d’une source inconnue…) que suite aux rodomontades de Rantanplan, la Castafiore de Beauvau, les forces de police avaient ordre de venir déloger l’installation dès le lendemain… le mieux serait de ne plus l’y trouver…

Ce qui fut fait rapidement après avoir choisi un nouvel emplacement, situé précisément près d’un rond-point, ne gênant absolument personne, mais permettant aux nombreux véhicules l’empruntant de voir que contrairement aux annonces « officielles », le groupe de « Carcassonne en colère » ne présente toujours pas de signe d’affaiblissement, mais bien plutôt une saine vigueur, se retrouvant dans ses aménagements successifs.

Parce que je peux vous dire que pour des « essoufflés », ces gars et ces filles abattent un travail de titans pour améliorer, agrandir, renforcer… leur base, et que c’est un vrai bonheur de constater que ce n’est pas demain la veille qu’ils baisseront les bras… mes amis et moi sommes d’ailleurs bien décidés du mieux de nos faibles forces à les aider à les tenir levés (leurs bras).

Et que je t’ajoute une fenêtre, une « chambre », un poêle dans un coin, et que je te renforce les « murs » de cartons les solidifiant mais aussi isolant du froid les veilleurs de nuit, et que je te construis un coin dehors à l’abri du vent, avec isolation du sol, couvertures sur les caissons pour le plus grand confort de nos patriotiques postérieurs…

Visite guidée en photos ci-après, ayant valeur de témoignage, de ce que peuvent faire des « gens qui ne sont rien » mais capables néanmoins de faire la nique à Macron et sa bande d’incapables, s’imaginant qu’en nous montrant les dents nous rentrerions fissa à la niche sans moufter…

C’est terminé cela, messieurs les jean-foutre ! Nos canines sont encore  plus aiguisées (par la faim pour certains) que les vôtres, et notre moral bien plus flamboyant que le vôtre… car malgré tous les moyens dont vous disposez, il vous manque l’essentiel : la vraie fraternité dans le respect mutuel du prochain… y compris ceux n’étant pas forcément d’accord à 100 % sur tout, quand vous-mêmes n’êtes capables que de vous soucier uniquement de vos fesses !

Le précieux poêle intérieur

Dehors le coin lecture

La réserve de bois derrière le salon

Le coin « Accueil » offrant café, viennoiseries et douceurs diverses

L’intendance extérieure

Respect et immense merci à tous ces courageux patriotes, déterminés à ne plus baisser la tête devant ceux qui sans vergogne s’empiffrent de plus en plus sous les yeux des affamés, et n’étant capables de répondre à la légitime grogne générale, que par sarcasmes, petites phrases méprisantes, et désormais gazages et tirs de flash-balls !

Je préfère mille fois mieux être du côté des braves dont le sang des vaillants ancêtres se réveille, que du côté de ces monstres d’arrogance et de mépris, parfaitement incapables de s’assumer seuls et fournir le centième des efforts nécessaires aux nôtres pour survivre… le comble serait de pouvoir les « lâcher » dans la nature sans leurs habituels soutiens financiers et humains en esclavage.

Josiane Filio, au nom de la Liberté d’expression

Episodes précédents où il est question de Carcassonne en colère :

1er décembre : https://ripostelaique.com/carcassonne-jetais-avec-des-gilets-jaunes-tres-en-colere-contre-macron.html

16 décembre : https://ripostelaique.com/mais-ou-sont-lances-a-eau-drones-blindes-helicos-face-aux-racailles.html

23 décembre : https://ripostelaique.com/griveaux-tete-de-veau-en-est-reduit-a-insulter-un-mouvement-qui-sessouffle.html

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12 Commentaires

  1. Ingénieux et inventif, bravo Carcassonne 👍.
    Ayant visité la ville, les habitants sont sympathiques et en plus on y mange très bien.

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  2. Josiane… pas encore éditorialiste chez BMF…. (juste un joke), mais beau reportage comme on aimerait pourtant en voir sur les chaînes de désinfo !

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  3. Quand « Casta sonne » le vent, il récolte, il récolte la colère…
    Pas de fortifs comme à Carcassonne, mais la Morne plaine d’un proche Waterloo.

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  4. Et les retraités de carca vont voter pour qui si c est pour les même genre Macron,Hollande,sarko ou peut être même Mélanchon immigrationniste a font. C est pas la peine d en faire toute une histoire pour ce le faire mettre bien profond encore une fois.

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    • Carnaval,
      La seule solution : sortir le nabot de l’Elysée, manu military mais sans violence. Le vote ne résoudra rien : ils ont les manettes en main (élection présidentielle).
      Cordialement.

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